Cinémas du sud
Cinémas du sud

Livres au cinéma

Le nouveau cycle de films de répertoire aura lieu du 15 novembre 2017 au 29 mai 2018 autour de la thématique Livres au cinéma. Les films seront accompagnés de conférences et de lectures.

 

Les films retenus dans cette programmation afin d’illustrer les relations complexes entre le cinéma et la littérature sont l’occasion de découvrir combien les cinéastes ont su dépasser la contrainte du texte en créant des œuvres marquantes : Max Ophüls s’empare de la nouvelle de Stephan Zweig (Lettre d’une inconnue) qu’il transcende avec élégance et raffinement, Le Journal d’une femme de chambre devient chez Buñuel d’une folle sensualité, Robert Altman transforme Le Privé de Chandler en un film noir et décadent, Le Conformiste envoûte et effraie, Carrie devient un teen-movie déviant particulièrement terrifiant tandis que Milos Forman rend compte avec acuité de la cruauté des sentiments. Six livres, six grands films, pour un cycle à découvrir en copies neuves dans 16 salles en Provence-Alpes-Côte d’Azur.

 

Les Films

Le Journal d'une femme de chambre, Luis Bunuel
Le Privé, Robert Altman
Le Conformiste, Bernardo Bertolucci
Valmont, Stephen Frears
Carrie, Brian de Palma
Lettre d'une inconnue, Max Ophüls

Retrouvez les dates de conférences en cliquant sur les images des films

Villes de cinéma

Du 16 novembre 2016 au 2 mai 2017, Cinémas du sud, en partenariat avec l'ADRC programme un cycle de six films sur la thématique des Villes de cinéma dans 12 salles de la Région Provence - Alpes - Côte d'Azur:

  • Voyage à Tokyo
  • Au bonheur des dames
  • Un, deux, trois
  • Elle et lui
  • Vacances à Venise
  • Orfeu Negro

 

Les villes dont il est question dans ce cycle de films (Paris, New-York, Tokyo, Rio de Janeiro, Berlin, Venise) bénéficient toutes d’une aura qui leur est propre. Leur renommée internationale renvoie à des imaginaires connus et reconnus qui vont être transcendés par le regard de cinéastes résolus à détourner les yeux des spectateurs vers d’autres réalités : Tokyo rendra compte du fossé entre les générations, Paris sera la ville de l’arrivisme et d’un développement économique qui brise les destins individuels, Berlin raconte la rencontre fracassante entre la culture américaine et européenne, New-York devient le must de la comédie romantique, Venise évoque un blues touristique d’ordre métaphysique tandis que Rio Janeiro revisite les mythes grecques au rythme de la Bossa Nova.

 

Vingt-six conférences seront assurées par des critiques de cinéma dans toutes les salles participantes.

Rétrospective Jean-Pierre Melville

Jean-Pierre Melville - DR

Du 9 mars au 14 juin 2016, Cinémas du Sud organise un cycle de six films de Jean-Pierre Melville (Le Silence de la mer, Le Doulos, Le Samouraï, L'Armée des ombres, Le Cercle rouge, Un flic) dans 11 villes du réseau.

 

Interventions en salles

 

Denitza Bantcheva, romancière et historienne du cinéma, présentera Le Doulos le vendredi 13 mai à 18h30 à l'Espace Gérard Philipe de Port-Saint-Louis-du-Rhône et L'Armée des ombres le samedi 14 mai à 16h30 au Gyptis à Marseille dans le cadre de la rétrospective Jean-Pierre Melville organisée par Cinémas du Sud en partenariat avec l'ADRC (Agence pour le Développement régional du Cinéma). Cette programmation se poursuivra également à La Strada de Mouans-Sartoux, au Renoir à Martigues et à l'Eden à La Ciotat jusqu'au 22 juin.

 

Les films sont présentés en copies neuves en partenariat avec la mission répertoire de l'ADRC (Agence pour le Développement Régional du Cinéma).

 

Un document est mis à disposition des spectateurs.

 

Liste des salles

 

Chateaurenard – Le Rex – cinelerexchateaurenard.fr
Cotignac – Marcel Pagnol  - www.cotignac-info.com/cinema-marcel-pagnol
Cucuron – le Cigalon - www.cinemalecigalon.fr
Fos-sur-Mer – L’Odyssée – www.scenesetcines.fr
Grans – Espace robert Hossein – www.scenesetcines.fr
La Ciotat – Eden – www.edencinemalaciotat.com
La Garde – Le Rocher – ville-lagarde.fr/le-cinema-du-rocher

Marseille - Le Gyptis - www.lafriche.org/fr/cinema-le-gyptis
Martigues – Cinéma Jean Renoir - cinemajeanrenoir.blogspot.fr
Mouans-Sartoux – La Strada - www.cinelastrada.fr
Port-de Bouc – Le Méliès – www.cinemelies.fr
Port-Saint-Louis-du Rhône – Espace Gérard Philipe - www.scenesetcines.fr

Melville et le film noir par Denitza Bantcheva

Melville admirait le cinéma classique hollywoodien, et plus particulièrement le film noir des années 1930. Conscient que cette période appartient au passé, il cherche d’abord à renouveler le genre en mettant à distance son code. Dans Bob le flambeur, il montre le décalage entre l’image d’un caïd et sa réalité, tout en filmant Pigalle de façon quasi documentaire, sous prétexte de « suspense ». Deux hommes dans Manhattan implique la même sorte de flânerie, à New York, et piège le spectateur en lui promettant une action spectaculaire qui n’aura jamais lieu.

 

 

Cette piste de travail, qui sera suivie par la Nouvelle Vague à ses débuts (voir notamment A bout de souffle), n’intéresse plus Melville à l’étape où il conçoit le scénario du Doulos – radicalement différent du roman adapté. Sa construction narrative permet au public de faire plusieurs lectures successives des mêmes événements, lectures contradictoires mais irréductibles à une seule vérité finale. Sur le plan formel, le film déploie un esthétisme prononcé et une virtuosité « classique », tout en démontrant, étape par étape, que les bases du genre - à commencer par l’opposition entre « bons » et « méchants » ou « vrai » et « faux » - ne sont que des conventions dépourvues de sens. Selon une anecdote révélatrice, Belmondo qui avait joué son rôle avec la conviction d’incarner un personnage positif, a découvert que Silien était un indicateur, seulement en voyant le film déjà monté.

 

La trilogie

 

 

Melville s’intéresse à Delon dès 1958, envisageant de lui donner le rôle principal de Deux hommes dans Manhattan. Quelques années plus tard, il voit en l’acteur déjà célèbre « la dernière star », l’équivalent des idoles hollywoodiennes des années 1930, et il conçoit pour lui Le Samouraï. Il faudra attendre 1967 pour réaliser ce film, mais à partir de là, Alain Delon deviendra l’interprète préféré de Melville et l’incarnation emblématique de ses films noirs, aux yeux du monde entier.

 

Dans Le Samouraï, Melville réduit le code du genre à son essence, en ritualisant et en stylisant l’action criminelle, avec un esthétisme prononcé. Irréaliste au possible, le film est en même temps chargé d’un discours implicite sur la condition de l’homme moderne. Jef Costello, solitaire énigmatique, à la fois tueur à gages et personnage de tragédie prêt au sacrifice, est joué par Delon avec une intensité et une finesse qui en feront l’icône d’une nouvelle mythologie.

 

Le Cercle rouge est un nouveau défi, son scénario étant des plus complexes, organisé autour de cinq personnages importants et impliquant un délicat équilibre entre les différentes lignes du récit. Des vedettes du film, Delon était le seul initialement prévu ; les rôles de Gian Maria Volonté, Bourvil et Yves Montand leur ont été attribués assez tardivement, sans que cela empêche Melville de tirer le meilleur même de l’Italien avec lequel il s’entendait mal. A prime abord plus réaliste que Le Samouraï, ce film prolonge à travers une symbolique particulière – passant notamment par la série d’éléments visuels qui s’associent à son titre – la recherche melvillienne sur le potentiel tragique et métaphysique du genre. Ici, le thème de la fatalité qui conduit les protagonistes vers « le cercle rouge » s’associe avec une vision de la société comme règne du Mal. La perfection de la mise en scène rend le film envoûtant malgré son rythme lent et même pour le public qui n’en saisit que le premier degré – ce sera le succès le plus retentissant de Melville.

 

Un flic donne à Delon l’occasion de choisir le rôle du policier, après les truands magnifiques des volets précédents. Dans ce film crépusculaire, les gangsters sont montrés tantôt comme les fantômes d’une tradition criminelle, tantôt comme les derniers êtres vivants d’un univers en carton-pâte – à plusieurs étapes de l’action, Melville utilise sciemment des décors, des maquettes ou des peintures qui font remarquer l’artifice filmique. L’alternance visuelle entre « vrai » et « faux » va de pair avec la double vie ou la duplicité des personnages. Paradoxalement, l’inspecteur Coleman est sans doute le plus « faux » et le plus immoral des personnages, s’inscrivant ainsi dans la logique commune à la trilogie, selon laquelle les forces de l’ordre propagent inévitablement le mal qu’elles sont censées combattre. Mal reçu à sa sortie, Un flic s’impose progressivement comme une étape dans l’histoire du genre et comme l‘un des premiers films postmodernes. Son influence n’a pas fini de croître.

 

Marius, Fanny, César

Du 6 octobre 2015 au 26 janvier 2016, Cinémas du Sud propose de redécouvrir la trilogie Marcel Pagnol en format numérique restauré dans 16 salles de cinéma. Des rencontres avec Nicolas Pagnol, petit-fils du cinéaste, seront organisées dans certaines salles :

 

Dimanche 6 décembre
20h -  Port de Bouc – CinéMéliès

 

Vendredi 11 décembre
20h – Arles - Actes Sud

 

Samedi 12 décembre
20h30 – Eden – La Ciotat


Dimanche 13 décembre
15h00 - La Valette du Var  - Espace Henri Verneuil
18h00 – Grans – Espace Robert Hossein

 

Lundi 14 décembre
20h - Alhambra – Marseille
 

Mardi 15 décembre
20h45 Saint Rémy de Provence – CinéPalace

Les cycles précédents

Chaque année, Cinémas du Sud propose deux cycles consacrés à des films de répertoire. Cinémas du Sud met à disposition des salles des documents d'accompagnements et des intervenants qui animent des débats.

 

Les cycles précédents :

  • John Ford (septembre à décembre 2015)
  • Maurice Pialat (février à mai 2015)
  • René Allio (septembre à décembre 2014)
  • Billy Wilder (janvier à avril 2014)
  • Musique et cinéma (octobre à décembre 2013)
  • Jean Renoir et la couleur (janvier à mars 2013)
  • Chefs d'oeuvres restaurés (mars à juin 2012)
  • Le Road Movie (septembre à décembre 2012)
  • Rétrospective Kubrick (octobre 2011 à janvier 2012)

Actuellement

Nouveau cycle de films de répertoire depuis le 12 novembre : Livres au cinéma. En savoir +

Le Mois du documentaire avec Cinémas du Sud met en lumière deux films soutenus par la Région Provence-Alpes-Côte d'Azur et le CNC. En savoir +

Du 11 octobre au 14 novembre, CinémAnimé propose un festival de films d'animation dans 20 salles du réseau En savoir +

Version imprimable Version imprimable | Plan du site
contact{at]cinemasdusud[.]fr